Histoires d'horreur Halloween

3 histoires effrayantes à raconter le jour d’Halloween

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Si vous me suivez sur Instagram, alors vous êtes probablement déjà au courant de l’origine de ces histoires. Pour rappel, la semaine passée j’ai lancé un nouveau challenge en Instastory. Le but de ce dernier est de récolter en une phrase, une idée d’histoire effrayante que l’on pourrait raconter à Halloween. Moi qui adore écrire, je me ferais alors une joie d’étoffer cette idée afin d’en faire une nouvelle. Voici donc trois histoires totalement inventées à partir de quelques mots qu’on m’a donnés. J’espère que celles-ci captiveront votre attention et vous donneront des frissons.

  • “Ce matin j’ai trouvé dans mon tel, une photo de moi en train de dormir, je vis seule…” (Céline)

Sept heures du matin et ce foutu réveil qui se met à hurler. Je fonce dans la salle de bain, passe sous la douche, enfile des vêtements propres et me dirige vers la porte. Je prends machinalement mes clés, déposées sur une petite commode en bois peinte en blanc et sors de chez moi. Alors que je traverse le long couloir qui me sépare de l’ascenseur pour quitter la résidence, j’ai un sentiment bizarre qui s’empare de moi. Je reviens sur mes pas, entre dans mon appartement et regarde cette fameuse commode. Où est passé ce bol dans lequel étaient habituellement posées mes clés ? Bien qu’étonnée de voir disparaître certaines de mes affaires, je m’en vais à nouveau, ne voulant pas accentuer ce retard que j’avais probablement déjà pris pour me rendre au boulot.

Quelques cafés plus tard et de longues heures qui ont défilé trop lentement à mon goût, c’est encore une fois épuisée que je rentre chez moi. Je balance mes chaussures dans le hall d’entrée et file dans le salon, un verre de Pisang orange à la main. Ah que ça fait du bien. Ce canapé moelleux sur lequel je peux toujours compter pour soulager mon dos capricieux m’enveloppe et me réconforte tout de suite. Mes lèvres à peine posées sur le bord du verre, mon sang ne fait qu’un tour. Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! Les cadres situés de part et d’autres de la télévision ont été inversés. J’essaye alors de me rappeler si j’aurais pu me tromper, si la fatigue pourrait être la source de cette hallucination ou si elle pourrait brouiller mes souvenirs. En plein doute, je décide de m’aller me coucher.

Sept heures du matin et encore et toujours ce foutu réveil qui m’arrache de mon sommeil. Il faudrait vraiment que je change cette sonnerie agaçante qui me met tous les jours de mauvaise humeur. Je répète alors les mêmes gestes que la veille, en traînant un peu plus des pieds cette fois-ci. J’ai déjà mal de tête, ça promet. Une fois prête, je jette un œil à mon téléphone pour m’assurer que je suis tout de même dans les temps et là, je crie. Mon fond d’écran a changé. Et pire. Il affiche à présent une photo de moi, en train de dormir. Mon cœur s’emballe, tellement fort que ma poitrine me fait mal. J’ai les poils hérissés et des frissons qui me traversent le corps, de la tête aux pieds. C’est alors que je sens une main se plaquer contre ma bouche et une lame s’enfoncer sur ma gorge. Les yeux grands ouverts et remplis de peur, je fixe le miroir qui se situe en face de moi et là, je le vois. Un visage connu qui sourit de toutes ses dents. Mon propriétaire est là, avec un couteau en main et un regard machiavélique qui me paralyse entièrement.

  • “Une école est plongée dans la peur quand les élèves se font tuer un à un.” (Anaïs)

Vendredi. Enfin. Bien que j’adore mon métier, je ne peux m’empêcher de penser à ce week-end de rêve qui m’attend. Samedi, un rendez-vous prévu avec un beau brun ténébreux avec qui ça a matché sur Tinder. Dimanche, une soirée karaoké avec toutes mes copines d’enfance. Alors que je réfléchis à la carte des cocktails du club qui va devoir nous supporter, nous nous retrouvons plongés dans le noir. Les enfants se mettent à crier. Dehors, le ciel est déchaîné, comme s’il était en colère, prêt à nous foudroyer. L’obscurité et l’ambiance de l’hiver n’aidant pas, la tempête était telle que cela faisait plusieurs heures qu’il nous était interdit de sortir de l’école. Tandis que je me levais du sol pour sortir de la classe dans laquelle nous nous étions abrités, je sens une petite main attraper mon gilet. Je me retourne et vois péniblement que quelque chose ne va pas. J’allume mon téléphone, en guise de source de lumière et vois la jeune Maëlle couverte de sang. Elle essaye de parler mais n’y arrive pas. Ses camarades se rendent rapidement compte de la situation et commencent à hurler tout en pleurant.

Alerté par le bruit, Geoffrey, mon collège probablement installé dans une classe voisine, débarque et constate avec effroi l’état de Maëlle qui devient critique. Les secours sont appelés mais ces derniers mettront probablement des heures à arriver en vue de cette météo chaotique. Je me précipite dans le couloir, les mains ensanglantées et m’adosse quelques minutes contre des casiers. Je prends une profonde inspiration et continue ma route vers la salle créative. En poussant la porte entrouverte et entrant rapidement dans la pièce, je percute un jeune garçon. Seul, avec une bougie allumée, il me regarde, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte. Je le regarde à mon tour, sans un mot, tout en me rendant compte que du sang sort de sa poitrine. Je l’aide à s’asseoir et prends ce qu’il avait en main. Je m’en vais de la pièce, en lui promettant de revenir le chercher.

Vite, je dois me dépêcher. Où pourrais-je donc aller ? On ne dit jamais deux sans trois. Mon cœur battait la chamade. On pouvait entendre le vent claquer contre les murs de l’école et l’orage gronder encore et toujours plus fort. J’avais un mélange de peur et d’adrénaline. Une impression d’être dépassée par les événements de ne plus être moi. Vite, je dois me dépêcher. La lampe de poche de mon téléphone toujours activée, j’avance vers la dernière pièce du couloir où j’entends des chuchotements. La porte grande ouverte, je les vois. Ils sont là. En déposant la bougie sur la première table qui est devant moi, j’entends un bruit de métal s’échapper du sol. Je me baisse et ramasse rapidement mon couteau dans la pénombre. Ouf. Presque démasquée me dis-je avec un sourire discret.

  • “Une maquilleuse qui maquille des gens, ce qui les transforme et leur permet de tuer. Sachant que tout est effacé le lendemain.” (Nesrine)

Les gens sont fous. Complètement cinglés. Et moi, je participe activement à leur folie. Je suis partagée entre la honte et la curiosité de voir ce que mes nouveaux clients vont  me proposer. Même si je culpabilise un peu, je dois avouer que j’attends ce jour avec impatience. Avant de commencer, je me répète une dizaine de fois que demain, tout est fini et qu’il n’y aura aucune conséquence réelle à tout ce qui va se passer dans quelques heures. D’ailleurs, plus le temps d’y réfléchir, mon premier client arrive. Jeune et d’apparence timide, il me dit alors qu’il souhaite ressembler à Freddy Krueger. Original. C’est probablement le personnage le plus convoité. Et ce, chaque année. Je m’exécute alors en commençant par son visage. Au fur et à mesure, on peut apercevoir son regard changé. S’il y a bien une chose que je ne peux pas transformer, c’est bien ce fameux regard. Et pourtant, c’est grâce à ça que je vois que la magie (ou plutôt la malédiction) agit. Un peu plus d’une heure après, il me remercie. Même sa voix est différente. Au début, ça me faisait un peu peur mais avec les années, on s’y habitue. Je le vois alors quitter la pièce et je peux facilement deviner comment va se dérouler sa soirée. Je plains toutes celles et ceux qui vont croiser son chemin.

Deuxième client. Une cliente d’ailleurs cette fois-ci. A coup sûr elle va me demander un maquillage Harley Quinn. Elle ouvre la bouche et quelques secondes plus tard, j’ai cette satisfaction d’avoir eu raison, encore une fois. Plusieurs autres personnes se présentent à moi, chacune à leur tour et je fais mon job. Bon bah, rien d’original cette année. Tant pis. Je range alors mes multiples palettes de fards à paupières, mes accessoires en tout genre et mets le tout dans mon trolley. J’éteins les lumières de cette pièce qui, vide, a un peu l’aspect d’une pièce d’abattoir. Tout ce carrelage était bien pratique quand je m’amusais à appliquer du faux sang à certains de mes clients. Après avoir fermé la porte à clé, je prends la route vers mon domicile. Bizarrement, les rues sont terriblement calmes. Je passe devant quelques maisons décorées de citrouilles illuminées, de fausses araignées et de draps faisant office de fantômes. Il fait froid. Je tire ma valise à roulettes d’une main et mets l’autre dans ma poche. Le vent, lui, s’amuse à chatouiller mon nez et mes oreilles. J’entends un sifflement mais je continue ma route.

Encore tout un quartier à traverser et j’arriverai chez moi. J’entends à nouveau un sifflement, légèrement différent cette fois-ci. Plus long, plus strident. J’accélère le pas. Un troisième sifflement. Je regarde autour de moi et je les vois. Freddy Krueger, Harley Quinn, la Nonne, Chucky, le Joker, la Mort, Ça, Jigsaw, l’Exorciste et même Gollum. Ils sortent chacun de la pénombre et s’avancent vers moi. Dans un premier temps, je souris. Ils me font certainement une plaisanterie. Mais très vite, je sens qu’il ne s’agit pas de ça. Ils sont là pour moi. Les battements de mon cœur s’accélèrent. Je ne comprends pas pourquoi. Ils ne disent rien. Ils sont là, à me regarder. Certains avec un regard effrayant, d’autres avec un sourire démoniaque. Je me mets alors à courir mais ils se mettent rapidement autour de moi pour m’encercler, pour me coincer. Et là j’entends une voix me lancer : « A ton tour maintenant. »

Alors, vous en pensez quoi ? Quelle est votre histoire d’horreur préférée ?

  • Le boudoir d'Amandine
    12 novembre 2019

    Brrrrr ça fait froid dans le dos ces histoires !!
    Personnellement je suis terrifiée par les hisotires d’horreur avec des poupées ou des pantins.
    Bisous

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